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par Jacques Maniez
Introduction
En
guise de conclusion
Table
des matières
Introduction
Objet de louvrage
Lobjectif de cette étude est danalyser de façon minutieuse
le rôle et limportance que gardent les langages dindexation
et de recherche à laube du xxie siècle. Sous des formes diverses,
ces outils sémantiques ont été inventés en vue de faciliter la sélection
de documents répondant à un besoin dinformation précis. Créés
et mis au point de façon pragmatique, dans la mesure où lexpérience
en faisait sentir la nécessité, ils ont pendant longtemps été exempts
de justifications théoriques, une bonne description étant suffisante
pour en assurer lefficacité.
Toute recherche dinformation textuelle part du langage et aboutit
à des produits du langage. Il est naturel que les langages documentaires
aient été acceptés pendant des décennies comme loutil incontestable
et irremplaçable de cette recherche, celui dont la présence aux deux
bouts de la chaîne garantit lexploration efficace dun
fonds documentaire.
Comme il arrive souvent, ce sont les changements technologiques qui
ont suscité progressivement un nouveau "paradigme" documentaire.
Jusquau milieu du xxe siècle, la recherche documentaire a été
rebelle à la mécanisation. Opération essentiellement intellectuelle,
elle ne pouvait guère bénéficier des avancées spectaculaires de la
physique, et seules les tâches routinières de sélection pouvaient
être soulagées par des machines à trier. En tout cas, ces automatismes
ne touchaient pas à lempire des langages documentaires. Tout
a commencé à basculer quand détranges appareils ont été capables
dagir non plus sur des objets physiques, mais sur des signes
symboliques dabord des chiffres, puis des chiffres et
des lettres. Alors la machine à organiser lordinateur
a peu à peu pris possession des tâches logiquement simples
: classement alphabétique des données, circulation rapide dans les
listes et les textes, appariement entre question et mot clé. Puis
elle est passée du traitement des chaînes de caractères matériels
au traitement des mots et des phrases, mettant déjà un pied dans la
sémantique du langage, puisque les mots sont des réservoirs de sens
et que traiter les mots cest indirectement toucher au sens.
À partir de là a commencé entre langages documentaires et recherche
automatique un étrange ballet aux figures entrecroisées où la coopération
le dispute à la compétition. Le dernier épisode semble avoir signé
la fin de la coexistence pacifique. Depuis que les technologies de
traitement du langage naturel sont passées au stade de lexploitation
commerciale et que les moteurs de recherche connaissent le succès
sur lInternet, de nombreux spécialistes de linformation
pensent que lutilisation des langages documentaires est une
technique dépassée, et que ces outils conceptuels sont une espèce
en voie de disparition. Voire !
Cette mise en cause, somme toute récente, dun auxiliaire traditionnel
de la recherche documentaire, ma incité à adopter pour cette
étude un mode de développement plus engagé. Jai estimé quil
ne suffisait plus de dresser un état de lart des langages documentaires
ce qui est le mode dexposition classique et de
conclure par un jugement évasif sur leur devenir, mais quil
fallait sonder les fondements de ses doutes, de ses intuitions et
de ses certitudes, quitte à être conduit à y renoncer.
Mon intuition de départ était que ces outils sémantiques se justifient
par des besoins réels et permanents de la recherche dinformation
autant que par les motifs linguistiques sans cesse mis en avant dans
la littérature qui leur est consacrée. Mais entre une intuition et
une explication raisonnée il y a loin, et les exigences de ma démarche
mont conduit à un détour plus long que prévu. Car, à la réflexion,
la recherche documentaire est une opération beaucoup plus complexe
que sa quotidienneté et la banalité des mots qui la nomment le laissent
supposer. Cest une recherche dobjets sélectionnés à partir
de leur contenu. Vouloir lexpliquer imbrique donc étroitement
la recherche dobjets, la définition du contenu dune question
et dun document, le langage qui lexprime, et le processus
linguistique question / réponse. Il fallait examiner minutieusement
lenchaînement de ces processus pour voir dans quelle mesure
ils sont automatisables, et dans quelle mesure lutilisation
de langages documentaires y garde un rôle. Cest cette démarche
investigatrice qui justifie lenchaînement des chapitres.
Plan de louvrage
Les quatre premiers chapitres situent la recherche documentaire par
rapport à la recherche dobjets et aux différents types de recherche
dinformations.
Le chapitre 1 élargit le cadre de létude à lensemble
des systèmes de recherche dobjets matériels pour constater quils
obéissent à des règles logiques et pragmatiques dont on peut dresser
la liste. Un sous-ensemble intéressant est celui des systèmes autonomes,
qui fonctionnent en libre service. Ils suscitent déjà des problèmes
de communication linguistique et de vocabulaire.
Le chapitre 2, plus théorique, sefforce dabord de débrouiller
les fils du concept dinformation à partir dune réflexion
où se mêlent cognitique, terminologie et méthodologie. La définition
de linformation élémentaire impliquant la notion de proposition
affirmative, la suite propose un schéma du signe linguistique et de
la structure syntaxique de base.
Le chapitre 3 dresse une typologie des systèmes dinformation
reliée aux différents besoins de connaissance. Il distingue dabord
loffre systématique (presse, divers médias) et les systèmes
de fourniture à la demande. Parmi ceux-ci, la recherche directe de
renseignements (recherche factuelle) se différencie assez clairement
du besoin de sources de connaissance (recherche documentaire). Mais
entre les deux se glissent les systèmes de recherche "contextuelle",
qui donnent accès à des documents très courts ou à des passages ciblés
de documents longs.
Le chapitre 4 étudie les systèmes de fourniture de renseignements,
et en démonte la structure à partir du modèle linguistique question
/ réponse. Il esquisse un modèle des banques de données factuelles,
sous leur format imprimé et leur format électronique. Puis il montre
la place grandissante de la recherche contextuelle de renseignements,
notamment sur la Toile.
Le chapitre 5 est le chapitre central. Il sefforce délucider
la notion difficile de "sujet", qui fait la spécificité
de la recherche documentaire, en la comparant à celles de concept,
de proposition, de domaine. Puis il différencie les deux pôles de
la recherche documentaire, le sujet de la question et le sujet des
documents. Le sujet dune question se laisse facilement analyser,
cest un espace du monde connaissable sur lequel se porte lintérêt
du questionneur. Il sexprime en général sous la forme dun
syntagme nominal développé. Dire ce quest le sujet dun
ouvrage est par contre beaucoup plus opaque et incertain. Cette incertitude
a des conséquences importantes sur la recherche documentaire, qui
est nécessairement tâtonnante.
Le chapitre 6 montre comment ces incertitudes se répercutent sur
lopération dindexation, dont il étudie différentes modalités.
Il compare rapidement lindexation humaine et les deux modes
dindexation automatique (intégrale ou sélective), et montre
comment les langages documentaires ne sont pas intrinsèquement liés
à lindexation humaine.
Le chapitre 7 commence par analyser limbrication du langage
naturel, du langage informatique et des langages documentaires dans
la recherche automatisée. Il explique ensuite comment ces derniers
jouent un rôle de régulation et de navigation que ses autres partenaires
sont incapables de remplir, et qui justifie leur usage dans une recherche
documentaire de qualité. Il conclut par une typologie des langages
documentaires fondée sur la spécificité sémantique des unités de base
qui représentent le sujet : le domaine de connaissance, le syntagme,
le concept.
Le chapitre 8, complément du précédent, précise trois notions floues
qui se retrouvent dans chaque catégorie : relation, facette, classification.
Les trois chapitres suivants étudient chacun, dans lordre chronologique,
une catégorie de langage documentaire.
Le chapitre 9 (classifications hiérarchiques) insiste sur la particularité
de ces hiérarchies, qui ne classent pas des objets, mais partitionnent
des espaces de connaissance. Il compare ensuite aux classifications
traditionnelles les annuaires de la Toile, seuls exemples de langage
documentaire créé sur lInternet.
Le chapitre 10 (langages syntagmatiques) montre les difficultés de
formulation qui sont propres à lexpression des rapports syntaxiques
et qui réduisent les possibilités de dialogue avec lusager.
Le chapitre 11 (thésaurus) insiste sur les particularités structurelles
de ce langage.
Enfin le chapitre 12 fait le point des problèmes dincompatibilité
entre langages documentaires à lheure de la mondialisation.
Limites de cette étude
Lextension du domaine couvert a pour conséquence que plusieurs
aspects des langages documentaires sont passés sous silence ou traités
superficiellement. On ne trouvera ni perspective historique, ni répertoire
à jour des langages documentaires de chaque catégorie, ni conseils
pratiques sur leur emploi. Des ouvrages ou des articles existent sur
ces questions, écrits par des auteurs plus compétents que moi.
Dautre part, la démarche analytique et démonstrative donne
inévitablement au livre un tour abstrait. Je me suis donc efforcé
déviter le jargon et les citations savantes, et jai recouru
systématiquement aux exemples, merveilleux garde-fous contre les abîmes
de labstraction.
Enfin jai été conduit, à mes risques et périls, à mécarter
de plusieurs idées reçues de la littérature spécialisée et même des
normes officielles, et à proposer une théorie personnelle. Le collège
des lecteurs, juge suprême, décidera de la force de conviction ou
de la médiocrité de ces conceptions.
Problèmes de terminologie et de traduction
Au cours de cette étude, jai été frappé par les insuffisances
terminologiques de notre discipline, sources de flottements conceptuels
et de confusions fréquentes. Ne détenant aucune autorité officielle
en la matière, je me suis résolument abstenu de créer des néologismes,
et je me suis tiré daffaire en proposant soit des acceptions
spécifiques de termes existants, soit des locutions composées.
La prédominance de la littérature de langue anglaise en science de
linformation ma conduit à de nombreuses citations dauteurs
anglophones. Afin de ménager pour le lecteur un texte homogène, je
les ai systématiquement traduites avec soin. Les erreurs éventuelles
dinterprétation me sont donc imputables.
En
guise de conclusion
Au terme de cette investigation laborieuse, nous pensons avoir montré
que les langages documentaires demeurent des auxiliaires irremplaçables
dune recherche documentaire de qualité. Nous pourrions résumer
largumentation en deux propositions :
une recherche ciblée de sources dinformations a besoin
pour aboutir doutils dajustement sémantique ;
seule lintelligence humaine est capable de fabriquer
ces outils parce quelle est seule à créer du sens.
La première proposition a été commentée en détail dans les premiers
chapitres, qui conduisent du besoin dobjets matériels au besoin
de renseignements, puis au besoin de sources dinformations touchant
un sujet. La chaîne qui va de lexpression du besoin à sa satisfaction
passe par une série de mises en relation qui sont de plus en plus
nombreuses et complexes dun type de besoin à lautre :
relations entre les mots et les choses, entre les représentations
mentales du demandeur et celles du fournisseur, entre les mots dune
langue et ceux dune autre langue, entre les mots et les sujets,
entre les documents et les sujets, entre les objets voisins dun
même domaine. Toutes ces relations sont de type symbolique, elles
passent par un langage. Les langages documentaires sont des sortes
de boîtes à outils plus ou moins bien pourvues, des espèces dadaptateurs
sémantiques qui permettent au flux des questions et des réponses relatives
à un sujet de sécouler sans trop de déperdition de sens au cours
des diverses étapes du processus de recherche. Vouloir les court-circuiter
en fondant la recherche sur de simples similitudes verbales ne peut
donner que des résultats incertains.
La seconde proposition a seulement été abordée de façon allusive
et mérite plus de commentaires parce quelle est sujette à controverse.
Nous pensons que seuls des humains peuvent fabriquer de bons outils
sémantiques parce quils sont les seuls à percevoir le sens des
symboles quils utilisent. La raison en est simple : ce sont
les humains qui créent le sens. Ce que nous appelons "signification"
na aucune existence objective ; cest un phénomène impalpable,
un accroissement de connaissances dont seul linterpréteur détient
la clé. Combien décritures restent indéchiffrables ! À ce point
de vue, la recherche documentaire converge avec la terminologie, et
nous avons souligné, après dautres, le fructueux partenariat
de ces deux disciplines [Holzem, 1999 ; Mustafa Elhadi, 1992]. Se
demander si un jour lordinateur accédera au sens et aux sentiments
est soit une question oiseuse, soit une incitation à la création "poétique"
au sens large du terme. Il faut en réserver la saveur aux artistes
et aux amateurs de science-fiction.
Certes, les spécialistes de lintelligence artificielle savent
mieux que quiconque que lintelligence des machines électroniques
se borne aux opérations de mémorisation, de reconnaissance des formes
et de calcul logique. Ce qui est déjà prodigieux puisquen ces
domaines la machine dépasse lhomme depuis longtemps. Mais ces
restrictions ne les empêchent pas de rôder avec gourmandise autour
des expressions du sens, pour singénier à en simuler au moins
les effets, et ici encore leur créativité est impressionnante. Ils
excellent à utiliser les subtilités des mathématiques et de la statistique
linguistique pour exploiter les traces symboliques du discours signifiant.
Et les simulations dopérations mentales complexes sont de mieux
en mieux réussies. On en a vu lexemple avec les simulations
de dialogue entre lhomme et la machine.
Ces tentatives se sont exercées notamment dans la simulation de la
recherche documentaire classique. Mais ici il faut distinguer dune
part les systèmes experts qui utilisent les thésaurus comme base de
connaissances confirmant indirectement leur rôle irremplaçable
, et dautre part les projets qui visent à sen passer
complètement ou même à en fabriquer. Les recherches de ce type dérivent
en général de la classification automatique et ont comme base de travail
le discours sous forme dun corpus de texte. Le principe en est
quune exploitation ingénieuse de textes assez nombreux peut
permettre dorganiser en réseaux "intelligents" soit
un fonds de documents, soit les termes du discours. Il y a déjà longtemps
que le modèle SMART de Salton projetait de partitionner une bibliothèque
à partir de la cooccurrence des termes des documents. Dautres
cherchent à simuler le thésaurus par modélisation conceptuelle ou
cartographie conceptuelle. Ici cest la proximité contextuelle
qui génère les relations privilégiées. Ces recherches, qui sont "dans
le vent" et disposent de budgets confortables, ont sans doute
un intérêt théorique. Leur intérêt pratique paraît plus problématique.
Comme on en a vu maint exemple, la traduction automatique, lindexation
automatique, la recherche automatique sur le texte intégral donnent
des résultats médiocres ou mitigés, pour ne pas parler de lindigence
des prétendus "résumeurs" automatiques.
Tout cela plaide en faveur de la valeur actuelle et permanente des
langages documentaires, du moins dans le cadre dune information
de qualité. Les besoins qui sont à lorigine de leur création
nont pas disparu, ils sappellent "harmonisation des
énoncés de sujets" et "ajustement des questions", deux
exigences dordre sémantique, si délicates que seul un artisan
humain peut les satisfaire. Les classifications et thésaurus "faits
main" gardent une place privilégiée dans la recherche dinformation,
mais ils sont aussi utilisés dans un environnement technologique nouveau.
Il est vraisemblable que la recherche directe sur les textes continuera
à gagner du terrain, et que les langages documentaires, intégrés aux
logiciels de recherche, seront de moins en moins visibles pour lutilisateur
final. Les professionnels de la documentation devront dautant
plus en maîtriser les structures et les méthodes de confection, en
étroite coopération avec les informaticiens.
Car la dénonciation des prétentions abusives de lintelligence
artificielle ne doit pas entraîner de méfiance à légard de lordinateur.
Linformatique terme concept heureusement choisi
a de profondes connivences avec linformation, et ses applications
à la recherche documentaire sont dores et déjà impressionnantes. Lune
des retombées bénéfiques de son intervention dans les pratiques traditionnelles
de la bibliothéconomie et de la documentation est damener chercheurs
et théoriciens de notre discipline à repenser les problèmes et les
mécanismes de la recherche dinformation, à revisiter
comme on se plaît à le dire des évidences et des idées reçues
pour en sonder la solidité, à proposer de nouvelles grilles dinterprétation.
Ce besoin de renouvellement conceptuel a produit dans la dernière
décennie des ouvrages de qualité, qui ont nourri ma réflexion, et
auxquels je me suis abondamment référé dans ce livre. Mon souhait
est que celui-ci apporte sa modeste contribution à cet effort de mise
au point théorique.
Table
des matières
Avant-propos
Sommaire
Introduction
Chapitre I
Recherche dobjets et langage
Recherche dobjets et recherche dinformation
Exemples de recherche dobjets tirés de la vie courante
Chercher un objet rangé précédemment
Chercher un objet dont on ignore le lieu mais dont on sait quil
existe
Chercher un type dobjet dans un amas dobjets hétéroclites
Nécessité de systèmes daccès rapide aux objets recherchés
Diversité des systèmes de recherche dobjets
Aide à la localisation dun objet fixe
Aide à la recherche sélective dobjets mobiles spécifiques
- Le magasin spécialisé : recherche pilotée par un professionnel
- Le supermarché : recherche directe en libre service
- Recherche dun produit sur catalogue
Esquisse dun modèle général des systèmes de recherche
Stockage dobjets répondant à un besoin spécifique
Sélection dun objet : cibles et clés de recherche
- De lidentification à la sélection : cibles et clés
- Diversité des systèmes de recherche
Techniques de mise en ordre
Dialogue usager / système et problèmes de langage
- Les systèmes de recherche guidée en mode de dialogue direct
- Les systèmes de recherche en mode autonome
- Synonymie, variantes orthographiques, silence, index avec renvois
- Ploysémie et homographie sources de bruit
Conclusion du chapitre
Chapitre II
Spécificité de lobjet "information"
Comment définir le mot "information" ?
Spécificité sémantique du terme anglais
Information, science de linformation, documentation
Première approche terminologique
Information globale ou information ponctuelle ?
Analyse de linformation élémentaire : information et connaissance
La connaissance directe, constitution du savoir expérimental
Naissance des classes et des indices
Du savoir direct au savoir acquis par information
Information et langage naturel
Importance de lanalyse du langage
Information, langue, parole
Division de la phrase en unités de signification
La proposition comme unité élémentaire dinformation
- Structure de la proposition
- Le langage : une navigation entre langue et discours
Information et sémantique
Théorie du signe linguistique et de la signification
- Schéma du signe et de la signification
Le monde des signifiants
- Matérialité des signaux
- Langage et structure formelle des signaux, théorie de linformation
et numérisation
Le sens dun mot dans le lexique (hors contexte)
- Définition dun terme et aspect coneptuel du signifié
- Les concepts en documentation et en terminologie
- La relation du mot avec la réalité : aspect référentiel du signifié
- La relation du mot avec le discours : aspect discursif du signifié
- La relation du mot avec le signifiant : aspect connatif du signifié
Le sens des mots dans le discours
Les traits spécifiques des objets informationnels
Attributs favorables
- Puissance expressive du signe linguistique
- Apesanteur des signaux linguistiques
Attributs défavorables à la recherche
- Passage obligé par une langue
- Pléthore des produits informationnels
- Opacité de lidentité dun document
Chapitre III
Communication et besoin dinformation
Information et communication
Schéma de la communication humaine
Demande dinformation et dialogue
- Questionnement et pouvoir des partenaires
Information et besoins dinformation
Typologie des besoins dinformation
Les systèmes de diffusion de linformation
Diffusion systématique de linformation
Diffusion à la demande : les systèmes de mise à disposition de
linformation
Typologie des systèmes de recherche dinformation
De lobjet information aux objets informationnels
Les trois systèmes de recherche dinformation
- Recherche dinformations factuelles
- Recherche dinformations contextuelles
- Recherche de documents
Chapitre IV
Recherche directe et recherche contextuelle de renseignements
Quest-ce quune demande de renseignement ?
Les systèmes de recherche factuelle
Structure logique des banques de renseignements
La recherche factuelle sur imprimés
- Problèmes de formulation
La recherche factuelle dans les banques de données
Conclusion sur les systèmes de recherche factuelle
La chasse aux renseignements par recherche contextuelle
Principes de la recherche contextuelle
Limites de la recherche contextuelle
- La présence dun mot ne garantit pas que le texte sintéresse
à son référent
- Un texte peut contenir une information souhaitée sans pour autant
contenir le mot de la question
Utilité de la recherche contextuelle comme source de renseignement
Procédures automatiques de recherche contextuelle
Conclusion sur les systèmes de recherche de renseignements
Chapitre V
Recherche de documents à partir dun sujet
Spécificité de la recherche documentaire
Spécificité de lobjet document
Spécificité de linformation dans les documents
- La cible dans les systèmes de recherche documentaire
- La clé daccès principale dans les systèmes de recherche
documentaire
Expression de la clé et problèmes de langage
Comment définir la notion de sujet ?
Questions de terminologie
Question de méthodologie
Le point de vue de linterrogateur
Conception dun sujet
- Expression spontanée dun sujet en langue naturelle
Expression dun sujet en langage naturel
- Statut linguistique du syntagme nominal
- Statut cognitif du sujet
- Sujet matière et concept
Localisation dun sujet dans un réseau de connaissances
La prise en compte de lintérêt spécifique
Le sujet matière dun document
Sujet principal et sujets satellites dun document
Sujet matière, contenu informatif, optique personnelle
Le sujet matière dun document notion floue
Conclusion du chapitre
Chapitre VI
Les problèmes de lindexation
Présentation du chapitre
Définition et objectifs de lanalyse thématique
Définition
Raison dêtre et finalité de lanalyse thématique
Qualités premières dune indexation
Lindexation des sites dInternet
Modèles théoriques de lanalyse thématique
Théories linguistiques et thématisation
Les analyses de discours
Lindexation comme processus herméneutique
Problèmes pratiques et politique dindexation
Dilemmes touchant le point déquilibre de lanalyse thématique
- A - Spécificité vs exhaustivité
- B - Indexation "orientée document" vs "orientée
utilisateur"
- C - Sujet vs information nouvelle
- D - Base référentielle vs intérêt
Les deux méthodes de contraction du contenu thématique
Indexation humaine ou indexation automatisée ?
- La recherche contextuelle par inversion intégrale du texte
- Lindexation assistée par ordinateur
Conclusion du chapitre
Chapitre VII
Problématique des langages documentaires
Problématique de la recherche documentaire par sujet
Recherche documentaire et recherche dobjets
Spécificité de la recherche documentaire par sujet
- Spécificité de lobjet "document"
- Difficultés spécifiques de la clé "Sujet"
Fonctions des langages documentaires
La normalisation de la représentation des sujets et ses problèmes
- Structure prévisible vs imprévisible
- Complexité et univocité
Problèmes dappariement et fonction de navigation
- Homogénéisation du langage des indexeurs et de celui des utilisateurs
- Le schéma de la norme Z-47.102
- Le langage documentaire comme outil de navigation
- Le classement physique comme moyen de navigation
Présentation des résultats de la sélection
- Le nombre dobjets soumis au choix final du demandeur
- Le classement des réponses
- La présentation du lot des réponses
Les mesures de la qualité dune recherche
Les langages documentaires et leur environnement technologique
La nouvelle donne : imbrication des trois langages
Logique booléenne et syntaxe
Interrogation documentaire et dialogue informatique
État actuel des langages documentaires
Recherche informatique de qualité et langages documentaires
- Nécessité dintermédiaires sémantiques pour une recherche
de qualité
- Limites de la normalisation des langues
- Navigation
- Le maintien dun secteur de qualité dans la société de consommation
Typologie des langages documentaires
Typologie classique des langages documentaires
Typologie fondée sur lunité de sens constitutive du sujet
- Justification de cette typologie
Spécificité et complémentarité des deux approches du sujet
Examen critique du terme "langage documentaire"
Chapitre VIII
Trois composantes fondamentales des langages documentaires
La notion de relation
Relation, système, structure
Syntagme et paradigme
Validité de lopposition syntagmatique / paradigmatique
La notion de facette
Facette : le sens courant du mot
Originalité du concept de facette chez Ranganathan
Ambiguïté de la notion de facette chez Ranganathan
Évolution du modèle primitif
- Lécole indienne
- Le Classification Research Group
- Extension par analogie : la facette comme point de vue discriminant
- Facettes, thésaurus et classifications énumératives
Traits principaux de la notion de facette
- Évolutions récentes de lusage du terme
- Conclusion
La notion de classification
Précisions terminologiques
- Classe, classification, classement
- Exemple récapitulatif
- Classement vs classification hiérarchique
Structure des classifications hiérarchiques
- Classe et catégorisation
- Catégorie et type
- Taxinomie et structure monohiérarchique
Un autre modèle hiérarchique : le modèle tout / partie
Chapitre IX
Les langages classificatoires hiérarchiques
Précisions terminologiques
Principes des classifications hiérarchiques à priori
Partition de lunivers du savoir
Une grille danalyse thématique
De la classification des thématiques à la classification des documents
Exemple de la DDC
Repères historiques
Principes de la DDC
Avantages et inconvénients de la base décimale
Lutilisation des niveaux dans la DDC
De la classification au classement : rôle de la notation
Aspects litigieux de la DDC
Actualité des classifications traditionnelles
Importance des classifications encyclopédiques
Autres applications des classifications hiérarchiques
Les classifications hiérarchiques dans les annuaires du Web
Situation des annuaires de recherche
Structure des classifications hiérarchiques dans les annuaires
- Polyhiérarchie
Indexation et recherche dans les annuaires
La compétition entre les annuaires et les grandes classifications
- La DDC comme guide daccès à lInternet ?
Classifications territoriales et classement des objets
Principe de la transposition des parcelles de territoire en classes
dobjets
Souplesse des classifications territoriales
Points de vue, combinatoire, polyhiérarchie
Fécondité des classifications territoriales pour le classement
des objets
Vitalité des langages documentaires hiérarchiques
Chapitre X
Les langages syntagmatiques
Complexité structurale du sujet matière dans les langues naturelles
Les degrés de complexité du sujet matière
Le tissu complexe des relations syntaxiques
- La connexion des éléments, ou mise en relation synthétisante
- Lorientation de la relation, ou rapport de dépendance
- La valeur sémantique spécifique de la relation
Diversité des procédés de marquage syntaxique
- La division du lexique en catégories grammaticales
- La lexicalisation des syntagmes
Raison dêtre des langages syntagmatiques
Utilité dune expression personnalisée du sujet matière
La prise en compte des connexions interconceptuelles
Explicitation du sens des connexions
- Orientation des liaisons
- Signification spécifique de la connexion
Utilité de schémas syntaxiques globaux
Langages dappariement contre langages dassistance contextuelle
Les langages syntagmatiques de naguère
La Colon Classification
PRECIS
Lindexation relationnelle de Farradan
De la grammaire des cas aux cadres sémantiques
Les langages syntagmatiques aujourdhui
Déclin des langages soumis à lappariement syntaxique
Actualité des langages dassistance contextuelle
Liste dautorité matière et index matière
Catalogue alphabétique matière : exemple de Rameau
- Utilisation de la structure syntagmatique de Rameau dans un catalogue
en ligne
Conclusion
Chapitre XI
Les langages à base de descripteurs
Les problèmes communs des langages de descripteurs
La notion de descripteur
Élaboration dune grille danalyse conceptuelle
- Unitermes et pluritermes : la précoordination
Élimination des mots athématiques
Le choix des termes de la formule dindexation
- Nombre de termes de la liste
- Niveau de spécificité des termes dindexation
- Descripteur et type dintérêt
Le thésaurus
Les relations de parenté sémantique dans le thésaurus
- Fonction définitoire
- Hiérarchie et polyhiérarchie
- Relations hiérarchiques et division par points de vue
- Relations associatives et implication
- Fonctions dajustage et dextension des relations hiérarchiques
- Fonction heuristique du thésaurus ?
- Pour un enrichissement des relations de sens
De la microstructure à la macrostructure
- Les thésaurus à facettes
- Thésaurus et classification
Thésaurus et ordinateur
Conclusion
Chapitre XII
Compatibilité et mondialisation
La problématique
Harmonisation de langages voisins
Conversion des formules dindexation
Problèmes de traduction entre langues naturelles et entre langages
documentaires
- Traduction humaine entre deux langues naturelles
- Traduction humaine entre deux langages documentaires
- Traduction automatique entre deux langues naturelles
- Traduction automatique entre deux langages documentaires
Le mythe du langage intermédiaire universel
Les solutions viables pour la conversion des langages documentaires
- A - Conversion limitée aux langages de même famille
- B - Choix dun langage de référence commun 7
Conclusion
En guise de conclusion
Annexes des chapitres IX et XII
Annexe du chapitre 9 : les 100 divisions de la DCC
Annexe du chapitre 12
LInformation Coding Classification (ICC)
Le Broad System of Ordering (BSO)
Références bibliographiques
Index des matières
Index des auteurs cités
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